Interviews

April 4, 2014

coinsmonde

Interview with a French expat website: ‘Aux cinq coins du monde’ (Five corners of the Earth)

I’ve been interviewed by a French website, ‘Aux cinq coins du monde’ (www.aux-cinq-coins-du-monde.com). The exercice was quite interesting and funny, especially for the journalist I am. It reminded me about the one I’ve done for a Reunionnese website, ‘Réunionnais du Monde’ (Reunionnese around the World).

But the most impressive was with 3Z Radio (Mauritian community radio) in Melbourne in 2011. Being journalist and being interviewed are two very distinct experiences. I realised how inconvenient and stressful it could be to seat on this position. And I even sang this day, live on the radio. But it was so much fun.

My interview with ‘Aux cinq coins du monde’: http://www.aux-cinq-coins-du-monde.com/2014/01/interview-nathalie-australie/

My interview with ‘Réunionnais du Monde’: http://www.reunionnaisdumonde.com/spip.php?article11446

Interview avec le site internet “Aux cinq coins du monde”

J’ai été contactée pour une interview pour le site internet « Aux cinq coins du monde » (www.aux-cinq-coins-du-monde.com). Cet exercice a été très intéressant et drôle, surtout pour la journaliste que je suis. Ça m’a rappelé celle que j’avais faite pour le site « Réunionnais du Monde » (www.reunionnaisdumonde.com).

Mais la plus impressionnante reste celle faite en 2011 avec 3Z Radio, une radio communautaire mauricienne à Melbourne. Tendre le micro et se retrouver sur la sellette sont deux expériences bien distinctes. J’ai pu voir à quel point cette position pouvait être inconfortable et stressante. Mais j’ai tout de même eu le culot de chanter en direct, à la radio !

Mon interview avec “Aux cinq coins du monde”: http://www.aux-cinq-coins-du-monde.com/2014/01/interview-nathalie-australie/

Mon interview avec “Réunionnais du Monde”: http://www.reunionnaisdumonde.com/spip.php?article11446

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I’m starting to write again and it is such a pleasure! I could not properly do it for few months because of an overbooked planning. But it is a great joy to go back to this first love.

Actually, more than a first love, it is part of me. I owe a lot to a primary school teacher who asked us to write a journal. I have no idea of her name but her face and her gentleness are still alive in my memory. But I will never forget this humble little notebook with a blue plastic cover.

Amongst my thousand of projects, I’m writing about Tasmania. I deeply love this island. It is a bit similar to Reunion island, my native island, for its wilderness. But Reunion island have way more inhabitants than Tasmania. I enjoyed so much this priviledged contact with nature. The first night spent near a pristine beach with the sound of the wind in the canopy and this feeling of greatness of Nature was very romantic to me. I hate cold but having fresh showers in campings over there was not a big deal.

In a nutshell, I felt great and in osmosis with nature. Even if I’m not living in the bush today, I enjoy my new place. Few birds nestled in a tree near the window of my kitchen and their song is a beautiful music !

Je me remets à écrire de façon beaucoup plus intensive et ça me fait un bien fou. Je n’avais malheureusement pas le temps de m’y consacrer ces derniers mois pour cause d’un emploi du temps très chargé. Mais c’est un plaisir de revenir à ce premier amour.

D’ailleurs, plus qu’un premier amour, c’est une composante de ce que je suis. Je dois beaucoup à mon enseignante du primaire qui nous faisait tenir un journal. J’ai aujourd’hui oublié son nom mais son visage et sa douceur sont encore dans ma mémoire. En revanche, je n’oublierais jamais ce petit cahier simple avec une couverture en plastique bleu.

Parmi mes mille projets, j’écris sur la Tasmanie. J’aime profondément cette île. C’est vrai qu’elle ressemble un peu à la Réunion par son côté sauvage. Mais la Réunion est aujourd’hui bien plus peuplée que la Tasmanie. J’ai tellement apprécié le contact avec la nature. La première nuit passée près d’une plage quasiment déserte, avec le seul bruit du vent dans le feuillage et ce sentiment de grandeur de la Nature était extrêmement romantique pour moi. Moi qui suis très frileuse, je n’ai pas tant souffert que ça des douches fraîches dans les campings.

Bref, je me sentais bien et en harmonie avec la nature. Même si je ne suis pas en pleine brousse, j’apprécie le nouvel appart dans lequel j’ai emménagé. Un arbre à quelques mètres de la fenêtre de ma cuisine accueille un ou plusieurs nids et le chant des oiseaux constitue une très belle musique d’ambiance !

A bad news is darkening my sky.

My partner, François, is currently studying Environmental Monitoring at the TAFE Urrbrae, South of Adelaide.

Back to Reunion island in 2012, when we were applying for these studies, he first had been told the Environmental Monitoring course was not opened to International students. Fine, he finally applied for a Management course, even if it was really what he wanted to do but at least, he would learn something different and useful.

When the Environmental Monitoring course opened to International students, he applied and started it in July 2013. He was really happy to finally follow his first preferred path. The course was really interesting and he couldn’t wait to learn more.

Rumors had been confirmed with a letter from the TAFE. They will stop the course. He should be able to finish it up to the Diploma level. That is what the letter said. Lecturers told him that only one lecturer will teach all courses next year for finishing the course. How a single lecturer will manage to teach and mark all assigments ? What will be the quality of the education for this course ? I’m not talking about skills but only time.

Will Francois get a low-quality education and moreover, how employers would consider it ?

The worst-case scenario is Francois not to be able to stay in Australia. How will he and I manage it, manage to pay the rent of our new 1 year lease and the use of our car and more than anything, to be far from him ? Should I stop as well all I’m doing, studies and fantastic work opportunities ?

Because this sword of Damocles is always pointing my head for the moment. It is tickling my hair scalp, today more than ever. Will I be able to get a visa for a permanent residency after my studies ? Hospitality jobs had been removed from the skilled occupational list (SOL). I’m trying to get information about starting my own business but it is a long quest. I’m feeling like a Knight of the Round Table with my quest of the Holy Graal. Except that for the moment, I have no table, not even square, and not even a fridge. I enjoy a monastic minimalism.

It would be heart-breaking to leave Australia. My fate is not really on my hands for the moment. I must stick to my usual epicurean way of life, abandonned from a too long-time now.

Une mauvaise nouvelle a assombri mon ciel.

Mon compagnon, François, étudie actuellement l’Environnement au TAFE d’Urrbrae, au sud d’Adélaïde.

Au moment où nous plannifions nos études l’année dernière, on lui avait dit que ce cursus n’était pas ouvert aux étudiants étrangers. Il a donc choisi une autre formation, dans le Management, même si ce n’était pas son premier choix. Il apprendrait tout de même quelque chose de différent, voire complémentaire.

Ce cursus s’est finalement ouvert aux étudiants étrangers et il s’est inscrit en juillet 2013. Il était très heureux d’enfin pourvoir faire ce qu’il souhaitait vraiment. La formation était très intéressante et il avait hâte d’en apprendre plus.

Les rumeurs ont été confirmées par un courrier du TAFE. Ils vont arrêter la formation. François devrait pouvoir terminer le Diploma. C’est ce que dit la lettre. Les formateurs lui ont dit qu’un seul formateur sera en charge de tous les cours l’année prochaine. Comment un seul et unique formateur peut se charger de l’enseignement de toutes les matières et des corrections de copies pour une promotion entière ? Quelle sera la qualité de cet enseignement ? Je ne parle pas de compétences mais uniquement du temps consacré.

François aura-t-il une formation au rabais et surtout, de quel oeil les employeurs verront cette formation ?

Le pire des cas est que François ne soit pas capable de rester en Australie. Comment arrivera-t-on à le gérer, à gérer le loyer du bail d’un an que nous venons de signer, et la voiture et surtout, comment vais-je faire loin de lui ? Devrais-je tout lâcher, mes études et les incroyables opportunités professionnelles qui s’offrent enfin à moi ?

J’ai toujours senti l’épée de Damoclès flirter mon cuir chevelu. Aujourd’hui plus que jamais. Serai-je capable de décrocher un visa de résidence permanente après mes études ? Les métiers de l’hôtellerie-restauration ont été retiré de la liste des métiers demandés en Australie. J’essaie de trouver des informations pour pouvoir ouvrir mon entreprise mais c’est une longue quête. Je sens un peu comme un Chevalier de la Table Ronde avec ma quête du Saint-Graal. Bien que pour l’instant, je n’ai pas table, ronde ou carrée, ni même de frigo. J’apprécie le minimalisme monastique.

Ca me briserait le coeur de devoir quitter l’Australie. Mon destin ne semble pas être entre mes mains pour l’instant. Je dois essayer de retrouver mon motto épicurien, égaré depuis bien trop longtemps.

I’m back from a week of video footage for a documentary in Brisbane. It was an amazing experience.

This French 52 minutes documentary follows Australian rescuers. For months, I’ve experienced the Australian administrative system, not so far from the French one.

I was Location Manager. So I went through procedures to get agreements, contacted all interviewees, organised meetings and fulfilled all Location Manager tasks.

I also translated interviews. It was a good moment as it extended the experience.

I had the chance to meet amazing people over there.

I cannot wait to work more with this French company !

And surprise, I just received an enquiry for writing a guide about Australia !

Je reviens d’une semaine de tournage d’un documentaire à Brisbane. C’était une expérience incroyable.

Ce documentaire de 52 minutes, tourné par une équipe française, suit des secouristes australiens. Pendant des mois, j’ai expérimenté le système administratif australien, pas si éloigné du français en un sens.

J’ai ete régisseuse sur ce tournage. J’ai donc réglé les procédures administratives, contacté tous les protagonistes, organisé les rendez-vous et rempli d’autres tâches liées a la régie.

J’ai aussi réalisé les traductions des interviews. C’était un beau moment car ça prolonge l’expérience.

J’ai eu la chance de rencontrer des gens formidables.

J’ai tellement hâte de prolonger l’expérience avec cette entreprise française !

J’ai eu l’agréable surprise d’être contactée pour l’écriture d’un guide sur l’Australie !

I’ve finished my courses and now, I’ve started my work placement. I need to complete 600 hours. It is a lot. And it is a bit a shame when there are so much differences between International and National students.

National students need to complete 160 hours after their Certificate III. But at the end, if they want to go up to the Advanced Diploma, they will need to complete as well 600 hours. But what about employers who will hire an ‘less qualified’ International student ? Because it is compulsory for International students to complete these hours before enrolling for Certificate IV and then for the Advanced Diploma.

Anyway,  I’m very happy that I had such a good lecturer. Ivan Livera is a professional and passionate teacher. His will of sharing, of pushing people to improve is very precious. After all basics and techniques, he taught us about the truth about cooking : feelings. I knew it but from a professional point of view, it confirmed it.

I’m doing my work placement at the amazing SAH Modern Mediterranean Restaurant (www.sahmediterranean.com.au) with great chefs Alex Fry and Andy Lean. I’m very lucky to work with them as they want to share their knowledge and they are very creative. I think it’s good to know to properly cook but being creative is another job and not everybody is able to do it.

For example, they will launch the second edition of their Beergustation this 28th July. I mean they will cook with beers from microbreweries : awesome !! From my Frenchie point of view, only Belgians were doing their ‘Lapin à la Bière’ but Alex and Andy had done a whole menu with beer-based courses ! I can’t wait to be the guinea pig !

J’ai fini mes cours et j’ai commencé mon stage. Je dois effectuer 600 heures. Ca fait beaucoup. Et ce n’est pas vraiment juste qu’il y ait tant de différences entre les étudiants au statut national ou international.

Les étudiants ayant la nationalité ou la résidence permanente doivent effectuer 160 heures de stage après leur Certificat de niveau III. Mais au final, s’ils veulent pousser jusqu’à l’ “Advanced Diploma”, ils devront aussi effectuer ces 600 heures de stage. Mais en théorie, ça veut dire que les employeurs (ceux qui acceptent de rémunerer leurs stagiaires!) emploieront des étudiants internationaux “moins qualifiés”. Car il est obligatoire pour les étudiants internationaux d’effectuer toutes ces heures avant de pouvoir accéder au Certificat de niveau IV puis à l'”Advanced Diploma”.

Peu importe, je suis contente d’avoir eu un très bon formateur. Ivan Livera est un professeur passionné et professionnel. Sa volonté de partager et de pousser ses pupilles à l’excellence est très précieuse. Après l’enseignement des bases et techniques, il nous a ouvert les yeux sur l’essence même de la cuisine : les sentiments. Je le savais mais il l’a confirmé avec son statut de professionnel.

J’effectue mon stage au restaurant SAH Modern Mediterranean (www.sahmediterranean.com.au) avec les excellents chefs Alex Fry et Andy Lean. Je suis chanceuse de travailler avec eux car ils aiment partager leur savoir et sont créatifs. Je pense que c’est bien de maîtriser les techniques de cuisine et de bien les appliquer mais etre créatif, c’est une autre paire de manches. Tout le monde n’est pas capable d’y arriver.

Par exemple, ils vont lancer la seconde édition de leur “Beergustation” (dégustation de bières) ce 28 juillet. Ils vont cuisiner avec la bière ! Excellent ! Je veux dire, hormis le fameux Lapin à la Bière belge, je n’aurais pas osé. Et là, Alex et Andy vont cuisiner tout un menu ! J’ai hâte d’être le cobaye !

Amour – Michael Haneke

February 20, 2013

I was lucky to be invited to the Michael Haneke’s ‘Amour’ premiere last night. I cried a lot for different reasons.

This movie reminded me a lot of things I’ve lived. I reminded me Paris, my experience of home care for aged people there, distress of some of them and my uncle’s disease and death.

They were evoking the memory and the fact that emotion could be the only thing which lasts. I was asking to myself if bad memories could turned sweet with time. But I don’t think so.

J’ai eu la chance d’assister à la première d'”Amour” de Michael Haneke hier soir. J’ai beaucoup pleuré pour diverses raisons.

Globalement, ce film m’a rappelé beaucoup de choses que j’ai vécu. Ca m’a rappelé Paris, mon expérience d’auxiliaire de vie pour les personnes âgées dans la capitale, la détresse de certains et la maladie de mon oncle.

A un moment, ils évoquent le souvenir et le fait que seule l’émotion puisse subsister. Je me demandais si les mauvais souvenirs pouvaient vraiment se radoucir avec le temps. Mais je ne pense pas…

I’ve started my cookery courses and even had my first tests. Practical was alright and theory not far from perfect with 99% of success !

I’ve cut myself on three fingers during the first week but now, I’m alright, no more blue bandages on my fingers !

I thought I had some basic skills in cookery and as a French, I knew a bit about it and the courses confirmed it to me.

I really appreciate this apprenticeship because it is more than teaching and knowledge : it is about sharing and love on the plate. I also really appreciate French culture to its proper value. I already felt this feeling in 2011 in Melbourne while I was humblely teaching French.

J’ai démarré mes cours de cuisine et j’ai même passé mes premiers tests. Ca s’est bien passé pour la pratique et ça a frôlé la réussite totale avec 99% de bonnes réponses !

Je me suis coupée sur trois doigts au cours de la première semaine mais maintenant,  ça va mieux : plus de pansements bleus ! (car ils sont requis dans les cuisines pour pouvoir les identifier facilement s’ils tombent dans la nourriture)

Je pensais avoir quelques bases de cuisine et il faut quand même dire que ma nationalité fait que j’ai quelques facilités. Les cours m’ont confirmé tout ça.

J’apprécie vraiment cet apprentissage car ça dépasse l’enseignement et la connaissance : c’est un vrai partage et de l’amour que l’on sert dans l’assiette. Ca me permet aussi d’apprécier encore plus la culture française à sa juste valeur. J’avais déjà ressenti ça avec la langue française lorsque je l’enseignais modestement en 2011 à Melbourne.